Mairie de Prémilhat
Il peut se pratiquer dans des installations collectives (plates-formes ou centres de compostage), ou individuellement dans le jardin (compostage individuel).
Au bout de plusieurs mois (4 à 8 mois, voir plus selon la méthode utilisée), le composte est mûr. Il se caractérise par un aspect homogène, une couleur sombre, une agréable odeur de terre de forêt, et uns structure grumeleuse. Il est fin et friable...
Les déchets de départ ne sont plus identifiables à l'exception de bouts de bois et de certains déchets difficiles à composter, qu'il est intéressant de remettre en compostage.
Quelques déchets difficiles à composter :
Les déchets très ligneux (grosses tailles ou branches), les os, les coquilles, les noyaux, les trognons de chou, les noyaux d'avocats, les graines de tomates ou de potiron, ainsi que certaines mauvaises herbes. Toutefois, leur compostage est possible en prenant certaines précautions.
Attention : les déchets non organiques (plastiques, verres, métaux...) ne sont pas compostables. Il faut absolument les écarter pour obtenir un compost de qualité.
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Mélanger : la plupart des catégories de déchets compostent difficilement seules. Il faut les mélanger pour obtenir un bon rapport carbone/azote, une humidité adéquate et une porosité adaptée facilitant l'aération.
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Aérer : Les micro-organismes responsables du compostage ont besoin d'oxygène. Ils sont asphyxiés si l'air ne circule pas dans la masse en compostage. Il est donc recommandé de brasser et de mélanger les déchets organiques pour faciliter l'aération et éviter le pourrissement des déchets. Cela est tout particulièrement important au début du compostage lorsque l'activité des micro-organismes est la plus forte.
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Brasser : Le brassage permet non seulement d'aérer la masse en compostage, mais aussi de bien mélanger les déchets afin que le processus de transformation soit en tout point régulier. Cela évite d'avoir des zones gorgées d'eau et d'autres asséchées, des zones bien décomposées et d'autres mal décomposée. C'est la condition pour obtenir un composte de qualité homogène.
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Surveiller l'humidité : Le maintien d'une humidité adéquate est nécessaire au bon déroulement du processus. Si l'humidité est insuffisante, les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus s'arrête. En cas d'excès d'humidité, il y a asphyxie et dégagement d'odeurs désagréables. Il faut donc surveiller l'humidité et intervenir à temps :
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Tamisage : il permet d'affiner le compost et de l'utiliser plus facilement. Un simple grillage posé sur un cadre de bois permet de séparer les éléments grossier. Les refus de tamisage sont réutilisables en paillage ou peuvent être recyclés. Ils aident à démarrer le compostage et à améliorer le rapport carbone / azote
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Pour bien démarrer le compostage, on mélangera des catégories opposées : carbonés (branche, paille, papier ...) avec azotés (gazon, déchets de cuisine ...); humides avec secs. Pour réaliser le mélange, om peut soit brasser les différents types de déchets dès le départ, soit les disposer en couches minces alternées ...
Remarques : Si l'on veut composter des végétaux durs, longs et encombrants, des os et autres déchets difficiles à composter, il faut les sectionner, les fragmenter, les écraser ou les broyer pour faciliter l'action des micro-organismes. A défaut, on peut leur faire subir plusieurs cycles de compostage.
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Le compostage en tas consiste à regrouper les déchets directement sur le sol en un tas d'environ 0,5 à 1,5 m de hauteur.
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Grande souplesse d'utilisation.
Pas de contrainte de volume : on peut jouer sur la hauteur, sur la longueur et le nombre de tas.
Intervention faciles : les déchets sont accessibles.
Surveillance aisée : les déchets sont visibles.
Il s'accommode mieux que les autres modes de compostage d'un déficit d'intervention. Le manque d'arrosage est compensé par les pluies périodiques. L'aération naturelle, souvent importante, limite l'asphyxie. L'évaporation relativement aisée combat l'excès d'eau.
Manque de protection contre l'action de certains animaux (chiens, chats, rongeurs...) qui peuvent être attirés par des déchets frais (notamment de cuisine), et disperser les autres déchets.
Exposition aux aléas climatiques (précipitations, vent, sécheresse, froid), ce qui ralentit le processus en l'absence d'interventions.
Compostage lent (entre 7 et 8 mois, voire davantage).
Encombrement important et esthétique discutables.
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Le compostage en bac : Un composteur, aussi appelé "bac à compost" ou "silo à compost", est une structure en bois, métal, plastique ou autre matériau qui permet de contenir les déchets à composter en un volume réduit et ainsi de limiter ou d'annuler les effets de surface (assèchement, refroidissement). Il peut être plus ou moins ouvert sur l'extérieur.
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Encombrement réduit.
Accès propre.
Moins de nuisances visuelles.
Maîtrise du compostage en le mettant à l'abri des aléas climatiques et en assurant une décomposition homogène pour l'ensemble de la masse.
Compostage rapide (4 à 5 mois), lorsqu'il est bien conduit.
Avec un composteur fermé, ces avantages sont renforcés. De plus, les composteurs fermés placent les déchets hors de portée des animaux.
Contraintes de volume : il est courant d'y remédier en utilisant deux composteurs, voire plus, afin de prendre en compte une grande quantité de déchets.
Risques de dérives irréversibles (sécheresse, pourrissement nauséabond...). En l'absence de suivi régulier, ces dérives se produisent très rapidement ; d'où la nécessité de faire preuve d'une grande vigilance et d'intervenir à temps. Ces risques sont augmentés dans le cas d'un composteur fermé.
Observations difficiles.
Interventions malaisés du fait du confinement des déchets (brassage notamment) et qui demandent du temps.